L'esclavage

Nous verrons d'abord ici le concept de l'esclavage produit et conduit par les conquistadores, puis le concept des "yanas" connu à l'époque inca

L'Afrique sera une manne abondante pour les chasseurs et autres trafiquants d'esclaves puisqu'il y aurait eut plus de 80 millions d'"esclavisés" et de déportés de la sorte.
Ils se pourvoient principalement en Afrique de l'ouest et du centre.

Les traversées sont longues, les bateaux chers.
Tous les pays n'approuvent pas explicitement l'esclavage, certains même le dénoncent.
Les chasseurs entrent dans des villages, tuent ceux et celles qui résistent, font prisonniers les autres : hommes, femmes, enfants, et les vendent sur des marchés à esclaves comme ceux de "San Jorge de la mina" et du "Cap Vert"où ils sont achetés par des "négriers".


Pour pouvoir charger le plus possible de ce qu'ils appellent communément "Bozales" ou le "Bois ou pièces d'ébène", lorsqu'ils viennent d'Afrique noire, et qui constitue l'écrasante majorité des "esclavisés".
Ils sont mème classifiés selon leur régiond'origine:
"Mangingas" pour ceux qui proviennet de Haute Volta (actuel Burkinafaso), 
"Terranovos" (terreneuves) pour ceux qui viennnent du Dahomey (actuel Bénin)
"Lucumes" s'ils proviennent du Niger
"Cabindas" ceux qui viennent du Gabon
"Congos" ceux chassés en région Ubangui
"Angolas" ceux ramené de cette région
"Mozambiques" ceux ramenés de cette zone
"Banguelas","Carabalies",
"Mangubis"

On parlera aussi: 
de"pièces d'Ivoire" lorsqu'il s'agit d'esclave Maures ou Berbères
de "pièces d'Acajou" lorsque ce sont des indiens Nicaragua, Araucanas
plus tard de "pièces de bambou" lorsqu'il s'agira de Chinois voire d'origine japonaise curieusement peu différenciés.

Ils allongent les prisonniers africains en rangs serrés les uns contre les autres, hommes, femmes et enfants, enchaînés.
 

© François Bourgeon "Les passagers du Vent - Bois d'Ebène

Ils feront la traversée en cette position, gratifiés de nourriture le plus souvent avariée, versée à la louche dans leurs mains tendues, d'eau distribuée dans des conditions proches, de coups de fouets, de pied ou de poing pour ceux qui se plaignent ou pourraient se rebeller.
Les malades, tout comme ceux qui décèdent, sont jetés par dessus bord.
De surcroît lorsqu'ils ont embarqué plus d'esclaves que consigné dans le livre de bord et qu'ils aperçoivent un navire d'inspection se dirigeant vers eux, afin d'échapper aux amendes sévères et autres problèmes pour fraude au fisc, ils n'hésitent pas d'avantage à jetter l'"excédent" non déclaré, constitué parfois de dizaines et de dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants, par dessus bord lesté de pierre, de plomb ou de fers, voire blessés pour attirer de plus les requins et faire disparaître les preuves de la forfaiture supplémentaire.
 


Les premiers ports du nouveaux monde où la "marchandise" restante pouvait être débarquée et revendue (Cartagenas de las Indias, Portobello  etc.)se trouvant dans les Caraïbes, c'est là qu'on trouvera d'abord la plus grande concentration de noirs (Haïti, Santo Domingo, Cuba, Aruba, etc) ainsi que dans les terres proches des Caraïbes, comme la Colombie et le "Sud" des Etats-Unis où d'ailleurs l'esclavage et son abolition seront un des thèmes de la guerre de secession qui déchirera l'Amérique d'Abraham Lincoln.
 

A l'époque de la conquista espagnole, les noirs serviront notamment à effrayer les indiens. Les Espagnols les feront courir devant leurs chevaux à cette fin ayant remarqué que les indiens n'en ayant jamais vus auparavant, voyaient en eux des sortes de diables ou êtres sortis de mondes terribles. Ils les utiliseront aussi comme palefreniers, aide de camp, chair à canon, soldats sans catégorie, ni grade, etc.
Francisco Pizarro dès le départ est accompagné d'un homme appelé Alonzo Prieto (sachant que prieto se traduit par noir ou foncé), mais celui-ci est "esclavisé" considéré  donc "propriété" (ces hommes ne sont pas considérés comme des êtres mais comme des choses, comme de la marchandise qui peut-être achetée, vendue, hypothéquée, saisie etc) de la "Société du Levant" qu'il a constitué avec Hernando de Luque et Diego de Almagro.
Après la mort de de Luque, et lorsque le torchon brûle entre Diego de Almagro et lui, il libèrea Alonzo de l'infamante condition dans laquelle ils le tenaient, pour contrarier de Almagro qui pour ne par être en reste le maintien dans la condition dont question, il se retrouve alors curieusement moitié esclave moitié homme libre jusqu'au décès de Diego de Almagro. De son côté Diego de Almagro possède aussi une esclave africaine, qui lui sert pour ses débordements sexuels et autres nécessités domestiques elle s'appelle Malgarida et mourra du mal de Buba, maladie vénérienne que de Almagro lui avait laissé en prime. après qu'il ait été exécuté pour sédition et lui avoir fait dire une messe, 

Une fois installés, les Espagnols passés d'officiers, de soudards à bourgeois,  utiliseront les esclaves pour le service domestique et les travaux lourds et durs, les travaux Esclave maltraité représenté par un dessin du chroniqueur Huaman Poma dre Ayala agricoles, notamment les cultures de coton. D'aucun penseront que l'esclavage en ville était une douceur, il n'en n'est rien. Enfin cette société esclavagiste s’est bien avisée de rendre pratiquement impossible la vie « hors de la servitude » à des maîtres définis. Celui ou celle qui n’est pas courbé sous le joug d’un « propriétaire » n’a non seulement aucun droit civiles ou civiques, (n’a pas même d’existence légale si un « maitre » ne le réclame comme sien), il est considéré « en fuite » et « hors la loi », le risque est l’arrestation la punition corporelle publique voire la mise à mort ou la réquisition pour les travaux plus durs.
Et les quelques cas d'esclaves qui suivirent leur maîtres ou manifestèrent un attachement à ceux-ci ne doit surtout pas nous faire oublier, outre la situation plus précaire encore s'ouvrant à eux, le syndrome de Stockholm qui fait réagir de la sorte des otages et autres victimes envers leurs kidnapeurs ou bourreaux. Lesquels manipulant leurs prisonniers associent douleurs, punitions et "fautes", induisant chez nombre des victimes des sévices un sentiment de culpabilité et de responsabilité pour les châtiments qui leur sont infligés et leurs propres souffrances.  Et lorsque les bourreaux retiennent, selon eux, leur bras, leur fouet, leurs chiens, ces  non actions sont perçues comme des alliées dans la recherche d'éviter le plus possible la souffrance.


Mais voyons plutôt:
Dans les livres comptables du marché de l'esclavage ou des transactions de particuliers à particulier, on voit des situations familiales suivantes:
Dans certains cas, les esclaves sont autorisés à former famille, à se marier, à avoir des enfants.
Car l'enfantement par une esclave est synonyme d'acquisition au coût le plus bas de nouveaux esclaves. C'est considéré alors le plus souvent comme de l'élevage. L'esclave "mère" travaillera le plus souvent jusqu'au jour de l'accouchement et la période de repos puerpérale sera réduite à sa plus simple expression, quelques heures tout au plus. Car, là encore pas de loi en faveur des familles esclaves il y a  simplement des recommandations de ne pas séparer les couples (incidence sur la productivité et tendance à l'évasion pour tenter de rejoindre le conjoint avec effet déplorable sur les autres!)
Et le déchirement des membres des nouvelles familles n'est guère pris en compte, selon la situation pour motifs économiques, comme sanctions, pour disputes entre les "maîtres", dettes de jeu, caprices quelconque, des enfants quelques soient leurs âges pouvaient être revendus séparé de leur famille.
On a en effet des livres comptables présentant des tractations pour des jeunes arrachés à leurs familles pour des âges de 2 mois, 4 ans, 5 ans, 7 ans, et tous les âges intermédiaires jusqu'à plus de quarante ans.
Les maîtres s'arrogeaient droit de cuissage sur les esclaves, mariés ou non. Le viol était généralement une action que devaient subir les esclaves selon les fantaisies ou "besoins" de leurs propriétaires aussi longtemps et autant de fois qu'il leur en prenait l'envie.
Certains objecteront qu'ils n'ont jamais ou très peu violé (car ne correspondant pas à leurs canons de beauté, car pas assez d'argent pour se pourvoir d'esclaves des caractéristique souhaitées, car conjoint jaloux et non permissif etc). J'exclu de la liste comme motif de bon comportement l'appartenance à un groupe religieux ou le fait d'être moine ou curé, sachant que grand nombre de ces derniers se sont livrés comme les autres à des exactions et  les exceptions existant toujours n'exonèrent pas les autres de leurs actes!

Au Pérou, sur la côte, les esclaves seront beaucoup utilisés dans les plantations de coton, à Lima dans tous les travaux possibles, dans les docks du port de Callao, comme laquais, etc.
Si de façon générale on a tendance à croire qu'il n'y en eut pas dans les Andes, c'est inexact.
Là encore les livres contables ou notariés démontrent le contraire. Et s'il y eut de très nombreux esclaves andins, assignés aux travaux agricoles, miniers ou domestiques, car supportant de part leur vie habituelle l'altitude, la nourriture et le climat local, il yeut des centaines d'esclaves de provenance africaine dans les Andes et même à Cusco.

Certains s'échapperont

Pour tenter d'en terminer avec cette pratique qui fait honte à l'humanité:

Abolition de l'esclavage au Pérou, 
En 1780, le métis muletier Gabriel Condorcanqui alias "Tupac Amaru II", rebel à l'autorité blanche espagnole, désirant s'attirer la sympathie de tous lres opprimés déclare l'Abolition de l'Esclavage.
Cet acte présenté par un "hors la loi" n'aura, il fallait s'y attendre, aucun effet légal et sera lettre morte.
En 1784 le Vice-Roi Théodore de Croix d'origine française (il est né près de Lille) fera interdire l'acte de"Carimbar", pratique systématique à l'achat ou revente d'un esclave de le marquer au fer rouge sur le visage (front, joues, menton) pour les hommes et sur l'épaule ou dans le dos pour les femmes) le ou la brûlant sur cette partie de peau au troisième degré! Sachant que chaque revente pour quelque motif que ce soit et le plus souvent pour des raisons économiques, on remarquait la personne vendue des sigles et marques du nouvel acquéreur!
partielle en 1821 octroyant par édit du Général José de San Martin la liberté aux enfants nés libres après cette date, qui est aussi celle de la déclaration d'Indépendance du Pérou face à l'Espagne. Mais si l'indépendance est acquise, il devra revenir sur sa position en matière d'abolition face à une opposition farouche des "propriétairees". Ne seront alors libres que les enfants de "libérés" ou qui ont pu racheter leur liberté.
l'abolition sera définitive le 5 décembre 1854 sur édit du président Ramon Castilla signé à Huancayo
Mais là encore pour apaiser la colère des "ex-propriétaires d'esclaves" le gouvernement de castilla devra consacrer 7.651.500 pesos pour les "indemniser". (Il est à préciser qu'aucun gouvernement jusqu'à l'heure actuelle n'a indemnisé d'esclave ou de descendants de ceux-ci pour les atrocités et dommages subis et dont un nombre insoupçonné souffre toujours).
Si certains hommes "à nouveau libres" arriveront à devenir petits indépendants dans des offices de marchands d'eau, de légumes, d'animaux, des nourrices ou femmes vendant le lait de leurs seins pour alimenter ceux d'autres au dépent des siens, d'éliminateurs de chiens errants, etc.
Ils se retrouveront souvent dans des conditions très proches au service d'Hacendados peu scrupuleux.
On retrouve des vestiges de cette époque dans certains endroits de la côte péruvienne notamment dans l'hacienda San José à Chincha oú l'on retrouve encore les geôles à esclaves et les fers qui leurs étaient destinés. Sachant que dans l'actualité, au sud de Lima les zones de Chincha, Cañete sont de bonne densité noire, descendants des captifs africains réduits en esclavage.

Actuellement, comme par le passé, la population noire est celle qui est socialement la plus pauvre et occupe les emplois les moins bons. 

Et si les Péruviens parlent volontiers de la culture "Afro-péruvienne" ou des noirs du Pérou qui leur ont apporté un nouveau lustre "sportif" dans des disciplines comme le football, le volley ball (chez les dames), une cuisine succulente "manos morenas", tout un folklore de musiques, de danses, de costumes. 
Musique qui fut la survivance difficile des patrimoines africains dans ce domaine et de la mixité tout aussi ardue, car part de nombreux aspects interdites l'une et l'autre.
En effet les instruments de musique leur étaient interdit. Ils en seront réduits à frapper sur des caisses, des pieds ou frapper dans les mains. Comme l'illustre la chanson dansée "el Zancudo" (type de moustique) qui s'est popularisée sous la forme d'un gardien de champs qui s'inquiète des rythmes entendus dans les champs et s'en informe en donnant de la voix. Les travailleurs dans les champs répondant dans le tempo ""Zancudos" Señor, hay muchos zancudos" (des moustiques monsieur, il y a beaucoup de moustiques). Au début la mixité entre noirs et "indiens" est interdite sous peine de mutilation voire de mise à mort et de toute façon séparation du bébé ou des enfants lorsqu'il y en a produit de cette union.
C'est la révolte qui libèrera hommes, femmes et leurs expressions. Des hommes mis en esclavage arrivent parfois à s'échapper puis à libérer d'autres esclavisés et deviennent hors la loi craints sous le nom de "Cimarrones". Ils sont tellement nombreux qu'il créent même de véritables cités de maquis les plus petites sont appelées "guariques", le plus grandes  "palenques".  

En certaines zones, les Espagnols n'osent plus voyager sans bonne escorte et les hacenderos se barricadent! Certains historiens prétendent même que les murailles et autres défenses de Lima et autres villes sont érigées pour se protéger des pirates, flibustiers et autres corsaires, français, hollandais et anglais, mais aussi pour se protéger des Cimarrones et autres bandoleros (derniers nom donné aux révoltés "déchainés").
Les troupes seront envoyées pour écraser les palenques. 
Même lorsqu'ils sont "libres", ils sont réduits à la misère. Des femmes doivent priver leur propre enfant pour pouvoir vendre un peu du lait de leurs seins!
Les plus intelligents lorsqu'ils réussissent devant l'incrédulité des "maîtres du pays" à gagner de l'argent (mais pas en tenant débit de boisson sous peine de confiscation du bien et 100 coups de fouet, ni revendeurs de viande dans les rues, se voient interdit d'accès aux écoles, ne peuvent porter ni tissus de luxe, ni bijoux de pierres ou métaux précieux et moins encore d'armes.

Certains droits prendront encore du temps à leur être octroyés, un apartheid d'habitude est ancré dans les moeurs.

On s'est habitué à ce que les africains ne puissent aller étudier, ne portent pas d'armes( celui qui enfreignait cette règle en 1653, s'exposait à recevoir 100 coups de fouet et à passer additionnellement 4 ans aux galères), ne puissent pour les femmes porter ni bijou, ni tissus de qualité, pas même de laine ( en 1665 la femme qui était prise portant semblables vêtement se les voyait confisquer t elle même recevait 100 coups de fouet et était exilée à 50 lieues de Lima. 

Peu à peu cela ira changeant. Quelques exceptions surgiront et donneront des peintres d'abord anonymes comme ceux qui réalisent les peintures pour les confréries religieuses noires ou encore celui qui peindra en 1651 la première peinture aux vertus miraculeuses du Seigneurs des Miracles (Señor de los Milagros), qui se feront connaître comme José Gil de Castro né en 1783 et sera appelé peintre des Libérateurs du Pérou et du Gouvernement ayant réalisé plus de 70 oeuvres et les portraits de Simon Bolivar, José de San Martin, (qu'il avait d'ailleurs accompagné (comme d'autres africains) dans les batailles pour l'indépendance comme militaire ayant par sa bravoure été distingué du grade de "capitaine", José de la Riva Agüero, etc de renom comme San Martin de Porres.

Le peintre poète Francisco ou Pancho Fierro les représentera volontiers dans leurs activités diverses

 

Mais, partout l'expression chantée, dansée s'est libérée!

Riche au point qu'aujourd'hui,  tout disquaire digne de ce nom propose une large gamme de disques de musiques et chansons "Afro-péruviennes".
Que des chanteurs et chanteuses comme Eva Ayllon, Suzana Baca (Il lui a été décerné le Grammy awards), Pepe Vasquez sont très connus, d'autres d'origine blanche ont fait néanmoins leur succès local voire international sur ces rythmes comme Micky Gonzales ou Julie Freund.
Néanmoins, il n'existait (à notre connaissance)avant le mandat d'Alberto Fujimori puis d'Alejandro Toledo pas un seul congresiste ou député noir au Pérou. Mais depuis, des intérêts politiques font du "populisme" ethnique et ont intégré les premiers représentant noirs un ancien leader syndicaliste Monsieur Risco et la soeur d'une femme courage s'occupant de casseroles populaires et associations de femmes et d'enfants en zone de bidon ville, qui pour avoir pris des positions courageuses contre le terrorisme s'est fait assassiner avec une extrème sauvagerie par les terroristes du groupe Sentier lumineux.

Ceci dit, il n'existerait pas d'apartheid au Pérou, (si ce n'est économique, si ce n'est dans un certain nombre de discothèques, clubs privés, de fonctions dans des partis politiques etc).  En effet, les écoles, bus, zones géographiques sont ouvertes à tous (la restriction économique est tout de même applicable et MARQUÉE),  ils sont parmi les plus pauvres du pays et restent esclaves d'une époque tragique dans l'histoire d'une partie de leurs ancêtres, esclaves des préjugés, esclaves d'une certaine misère, mais riches de musique, de danses, d'une culture culinaire aussi.
On trouve les plus grandes concentrations afropéruviennes dans les zones de Callao, Cañete et Chincha.




Au Pérou comme aux Etats-Unis, les postes des noirs seront de soldats (on est enrôlé avec une promesse plus ou moins sous entendues de "libération" après les combats. Car ils sont pour la plupart disciplinés: l'esclavage leur a appris à obéir sans discuter et que le droit de vie et de mort appartenait à celui qui commande, le gradé ou le propriétaire), mais on les aime en confinement dans le secteur de la diversion, car ils excèlent dans la musique, la danse, la cuisine et les sports. On ne les veut longtemps, ni comme politique, ni comme gendre.

Car les "libérer" est une chose, obtenir une reconnaissance valable comme citoyen à part entière d'égalité de devoirs, de droits et d'opportunités en est une autre. Et le droit à n'être plus chassé sur son territoire ou en Afrique par les chasseurs d'esclave est non seulement une fable dramatique et grotesque, mais, en plus ne signifie ni assistance, ni préservation des génocides, ni garantie à la santé, aux médicaments, à un toit, à manger décemment, ni à celle de ne pas voir transformer sa terre en poubelle des pays industrialisés ou en zones de pillages libres de ses ressources naturelles. 

L'économie mondiale ne s'occupera d'eux que lorsque ses intérêts seront réellement en jeu. (Elle ferait pourtant bien de s'en préoccuper plus, car les vastes espaces des pays en voie de développement constitueront bientôt sa seule possibilité de sécurité alimentaire dans le futur, car elle ne pourra pas plus aujourd'hui quelle ne pu le faire dans le passé, ni erradiquer ni stopper avec sécurité les épidémies (maladie de la vache folle, pestes porcines, buboniques et autres) des ses troupeaux ou de ses cultures et la famine pourrait alors frapper aussi à ses portes sans qu'elle aie vers qui se retourner pour résoudre tout ses problèmes alimentaires ou de santé.)

D'ailleurs, si aux Etats-Unis , la condition  "inhumaine" de l'esclavage divisera les Etats en deux fractions opposées en la plus sanglante guerre civile, séparant le Nord du Sud (nord américain), c'est bel et bien d'abord un aspect économique qui créa le litige et se cachera derrière le prétexte de l'abolitionnisme.
Si le Nord était puissant et industrialisé, le sud rivalisait de puissance par sa main d'oeuvre gratuite ou presque, taillable et corvéable à merci, sur laquelle les "propriétaires" s'arrogeaient droit de vie et de mort. Mais, l'appartheit des américains n'est pas que sudiste, il est même après la guerre de secession général. Des artistes de renommées mondiales comme Louis Armstrong ne peuvent entrer dans les grands hôtels par l'entrée principale, il ne peuvent y loger. Ils doivent impérativement emprunter l'entrée des artistes et y venir pour jouer, chanter participer au spectacle puis se retirer. Il y a une séparation marquée entre blancs et noirs. Les noirs ne peuvent aller dans les écoles où vont les élèves "blancs", idem pour les transports en commun etc. Il faudra le combat sans trève de personnages multiples dont: Martin Luther King "I had a dream...", Malcolm X, Cassius Clay devenu Mohamed Ali, d'artistes de cinéma qui par la force de syndicats impose un "quota" de présence noire dans les acteurs par films, ou feuilleton, la menace à la clé est le boycott des films qui n'ont pas un minimum de mixité, la grève des ouvriers et employé dans les "studios", les acteurs qui par les rôles interprétés soulignent les injustices passées ou présentes, les scandales, ils s'appellent Sydney Poitiers, plus tard Denzel Washington, Samuel Jakson, Morgan Freeman, Hale Berri,  et d'autres leurs combats trouvent échos auprès de plus en plus de population "blanche" et d'artistes, politiques par esprit de justice, par appréciation ou par intérêt, militantisme comme Joan Baez et d'autres.

Pour ceux qui ont du mal à imaginer cette époque, outre les sources historiques que l'on peut trouver dans les bibliothèques tels que "Les fantômes du Roi Léopold Un holocauste oublié" déjà mentionné,

  • pour les BD, nous vous conseillons la série "Les Passagers du Vent" de François Bourgeon
  • pour les cinéphiles des films comme "Amistad", "Glory", "Nord et Sud", "Aguirre", "1492". 

La sortie de l'esclavage sera aussi difficile.

  • En France, le Général Toussain Louverture (1743 - 1803), qui est à la base de l'indépendance d'Haiti et en sera le premier gouverneur noir est considéré comme un traître et un renégat par le gouvernement français et en premier par Napoléon Bonaparte, qui le fera inviter en métropole pour le récompenser de sa bravoure et sa loyauté pour avoir dénoncé des exactions contre la population noire perpétrée par des officiers français, les avoir combattus et rétabli l’ordre. Napoléon n’a que faire des noirs ou des métis! Pire ils ne les conçoit que réduit à l’esclavage et menace de mort qui ne va pas dans ce sens. Piégé par lui Toussaint Louverture est arrêté, mollesté et jeté en prison. Mais, on trouve que ce n’est pas suffisant. Il n’est pas tolérable qu’un noir puisse faire échec à des officiers blancs, se montrer meilleur stratège, meilleur tacticien, plus probe, noble et se payer le luxe de dénoncer leur vilenies.Toussaint Louverture ne cherchait pas l’indépendance, il souhaite que l’esclavage soit supprimé et que les noirs français de métropole comme des îles soient considérés comme citoyens à part entière et non comme une catégorie de sous-français serviteurs et esclaves. Comme Toussaint Louverture a de nombreux partisans et notamment officiers noirs encore toujours à la tête de troupes bien armées et d’une détermination stupéfiante. 
  • On craint que la trahison française ne mette le feu au poudre, alors on délaie et Toussaint Louverture est emprisonné dans un cachot de la prison de Joux à 1000m d’altitude en France pour y passer à 61 ans, le pire hiver de son existence. Le but est sans équivoque de le faire mourir en cette geôle, sans condamnation officielle  d'être exécuté. 
  • Parmi les partisans de Toussaint Louverture certains sont toujours libre et tiennent tête aux généraux français la morgue haute. C’est le cas de Maurepas. Toussaint Louverture prit, il faut démanteler le reste de son Etat Major. Composé notamment de Maurepas, Dessaline, Paul Louverture, Lamartinière etc. Il faut donc, pour affaiblir ce groupe, en piéger d’autres. 
  • Le sens de l’honneur, de la parole d’officier etc fait de Maurepas une nouvelle cible de choix. Sur de simples promesses de rencontre entre officiers pour résoudre entre hommes d’honneurs les problèmes en présence. L’assurant de l’appréciation de sa valeur, lui promettant en outre un poste de haut niveau. On lui propose même de se faire accompagner de sa femme et de ses engfants comme s’il s’agissait d’un diner mondain ou d’un pique-nique. Il est arrêté comme sa famille. Les fourbes officiers, qui l’ont piégé, sont excédés. Car ils sont toujours loin de contrôler la situation générale. Aussi considèrent-ils que  Maurepas  doit être subir un châtiment exemplaire, son expiation doit ôter pour des générations l’envie à quiconque de sa couleur de tenter de suivre ses traces.  A un certain fils de Charpentier Nord Africain qui s’affirma roi et fils de Dieu, il fut offert une couronne d’épines qui lui firent saigner le cuir chevelu. Il fut ensuite flagellé avant d’être mis à mort. Maurepas qui comme Toussaint Louverture s’était affirmé comme « officier » sera affublé d’un vieux galurin le plus ridicule et miteux possible, des galon lui furent cloués sur les épaules, il fut flagellé et plus encore sa famille noyée par de bourreaux sous ses yeux.

  • Un autre fils d'esclavisé, né en cette condition lui-même gravira néanmoins par son courage et sa détermination les échelons de la hiérarchie militaire jusqu'à devenir Général.  Lorsque Napoléon s'en aperçoit, il conspue les "sang-mêlé" (ce surnom ,est d'ailleurs invariable il désigne le sang de blanc mêlé à un autre et non l'enrichissement et le symbole de l'amour existant entre personnes d'ethnies ou races différentes) il lui dénie médaille, honneur pour sa bravoure ou pension pour son temps de service, de même qu'à sa veuve lorsqu'il décèdera.La vie de son fils débutera dans les difficultés, mais n'en deviendra pas moins un auteur célèbre et adulé, même si cela ne lui épargnera pas les dettes et les problèmes. Il porte le même nom que son général de père: Alexandre Dumas. Il s'appelle en réalité Thomas - Alexandre Davy de La Pailleterie Dumas, il est né en France à Villiers-Cotterets (Aisne) le 5 thermidor de l'an X (24 juillet 1802), mort à Puys, près de Dieppe (Seine-Maritime), le 5 décembre 1870, il écrit "les trois mousquetaires", La Reine Margot (1845), Le Comte de Monte-Cristo etc, 
  • et dont le fils encore appelé Alexandre Dumas écrit notamment "La dame aux camélias".
  • ·    Entre 1940 et 1945, si des africains furent utilisés comme soldats pour ne pas dire chair à canon en raison de leur sous équipement et du positionnement systématique en première ligne ou en des zones de combats désespérés comme ce fut le cas pour les « tirailleurs sénégalais » qui se sont battus pour la France en 1940, ont débarqué en Italie (1943) et en Provence (1944), sans oublier leur présence dans la résistance aux côtés des maquisards, furent aussi oubliés de très nombreux noirs de différentes nationalités dont belge, française, allemande, africaines (Sénégalaise, de Côte d’Ivoire, Congolaise, Camerounaise, de Guinée équatoriale etc), vont se retrouver dans les camps nazis entre autres de Mauthausen, Neuengamme, Ravensbrück, de Dora et de Dachau, Buchenwald, et devront y travailler jusqu’à l’épuisement et y mourir comme les autres victimes des camps d’exterminations allemands. (cf « Noirs dans les camps nazis » de Serge Bilé) ou sur internet http://www.serge-bile.com/noirs_camps_nazis.htm
  • L'assassinat de personnage comme Lumumba n'et pas davantage innocent d'un point de vue européen.
  • Au troisième millénaire une forme plus subtile de mise en condition d’esclavage est fournie par plusieurs gouvernements par le refus d’une possibilité aisée, juste et moins encore rapide d’accès à des papiers qui leur permettraient d’être considérés comme réfugiés politiques, économiques ou immigrés légaux d’une part et de pouvoir travailler légalement avec les droits et devoirs sociau d’autre part. Ce qui les force à accepter des conditions de vie et de travail infra humaines, aubaine vile mise à profit par des exploiteurs, esclavagistes et trafiquants de personnes encore actuellement.

Les YANAS

A l'époque Inca d'aucun prétendent qu'il n'y avait pas d'esclaves. La vision est peut-être  réductrice.

Il faut savoir que les incas avaient des Yanas, et que le Yanas correspondait très exactement à la vision d' "ESCLAVE" qu'avait les Romains au début du millénaire.
Souvent, c'étaient des prisonniers faits dans les zones conquises. 
On y trouvaient hommes, femmes, enfants ayant vécu avant cela dans toutes les catégories de rangs sociaux, parfois même des gens fortunés et/ou extrêmement cultivés.
Leur sort dépendait souvent de qui faisait leur acquisition et de la destination ou des tâches qui seraient dévolues au groupe de personnes ainsi désignées.
Lorsqu'ils devaient servir aux grands travaux collectifs (constructions de routes, de ponts, de temples et pyramides) ou dans les mine = la condition la plus horrible de l'esclavage et la plus dure sur le plan physique (hormis ceux et celles destinés à être sacrifiés aux Dieux (même si l'on aime à nous faire croire que c'était un honneur recherché mais nous émettrons tout de même certains doutes quant au côté systématique de ce volontariat au sacrifice suprême, même s'il était accompagné d'un certain cérémonial).
Les esclaves ou "Yanas" les mieux lotis étaient les personnages lettrés et instruits qui entraient au service de nobles ou de personnages puissants de l'empire et leur servaient de secrétaire ou de porte-parole. Dans ces cas- là, il est vrai qu'ils étaient auréolés de la puissance de leur "maître" et voyait ainsi leur "rang" monter parfois bien au-dessus de personnages libres et Incas mais moins puissants que le maître représenté.

Pour ceux qui ont du mal à imaginer cette époque, outre les sources historiques que l'ont peut trouver dans les bibliothèques, il y a deux livres (roman d'époque) très bien faits de Roberte Manceau : Le bâtard du Soleil et Les prisonniers du Soleil, où un des héros est précisément un Yanas qui arrivera à gagner l'estime de son vainqueur et "maître" et occupera en son nom de très hautes fonctions dans l'empire inca dont il est prisonnier.

Bien entendu les premiers esclaves des conquistadores Espagnols furents les natifs indiens eux-mêmes et ce depuis Cristobal Colombo, qu'ils soient des Caraïbes, du Mexique, du Panama, Nicaragua ou du Pérou.
La mortalité et les rébellions dues aux mauvais traitements furent de nature à émouvoir l'"Europe" au point que Charles Quint convoqua un tribunal à Valladollid pour déterminer si les indiens avaient ou non une âme et si oui s'ils devaient être considérés comme une sous -race destinée à être dominée et esclavisée ou seulement évangélisée..
Bartholomeo de las Casas moine dominicain Pour ce faire deux "avocats" se feront face le "philosophe" Sepulveda qui utilisera des textes d'Aristote pour soutenir la thèse de l'esclavage de droit divin et nécessaire et à l'opposé le moine dominicain "Bartholomeo de las casas" qui dénoncera les atrocités aux quelles se livrent les conquistadores sur les populations en présence, pour leurs arracher le secret des lieux où se trouve leur or, argents, pour non obéissance, tentative d'évasion ou simplement par jeux: viols seul ou en groupe physiques ou utilisant des instruments, supplice du pal, mutilations (membres tranchés ou arrachés, yeux arrachés, langues coupée ou arrachées, idem pour nez, oreilles, seins, pieds et autres parties du corps brûlés, enfants massacrés devant leurs parents etc, etc, une liste interminables et dont la lecture descriptive détaillée est insoutenable). Même des représentations graphiques  d'époque, illustrent ces atrocités.

Des vestiges de prisons comme la terrible prison de pierre d'Apurimac, taillée par les prisonnier dans la roche et qui leur servira de tombe pour vivants.
Il arrivera avec d'autres dominicains à faire pencher la balance dans le camp de la reconnaissance "indienne" et de son humanité.

Mais les Espagnols et les Portugais on besoin d'une main d'oeuvre abondante et de moindre coût. Le prélat "arbitre" en charge d'établir le jugement de la chose, suggérera alors comme l'avait fait bien longtemps auparavant Bartholomeo de las Casas (même s'il en fit après, mollement amende) de se pourvoir d'esclaves en Afrique.  Ils ne se priveront pas une chasse intensive et sans merci est lancée avec le but de faire des profits colossaux. Pour  80millions d'hommes, de femmes et d'enfants l'enfer est sur terre et pour la plus grande majorité, n'en sorte que dans la tombe espérant que les promesses sur l'au-delà qui leur ont été faites par prêtres et parents n'est pas une arnaque amère de plus.   
Nous en parlons aussi avec une grande vedette internationale afropéruvienne qui remporta d'ailleurs le Grammy awards aux Etats-Unis. Elle affirme ne pas avoir de haine, ni de désir de violence revancharde. Mais elle considère qu'il faut dénoncer ce qui s'est passé, les crimes contre l'humanité, l'ethnocide, les viols, les tortures, la traite humaine: l'esclavage.


Les asiatiques au Pérou

A partir de 1849 on parlera beaucoup des "Chinos" au Pérou. En effet cette année là, comme le rappelle la jeune docteur en sociologie Chikako Yamawaki, dans son ouvrage  "Estrategias de vida de los inmigrantes asiaticos en el Peru" (stratégie de vie des immigrants asiatiques au Pérou), le gouvernement péruvien  invite les asiatiques à venir massivement travailler au Pérou
  •  comme "coolies" pour la pose des rails des nouvelles voies ferrées de l'architecte américain Henry Meiggs, 
  • la démolition pour ce faire d'une grande partie des remparts qui protégeaient la ville, mais limite aussi son expansion, 
  • le ramassage du guano sur les îles proche de la côte péruvienne, 
  • dans les champs comme domestiques dans les maisons , etc. 
  • D'autres travailleront comme "indépendants" ouvrant, 
  • des lavoirs et 
  • des restaurants "chinois" et autres éléments de distributions alimentaires variés et bon marchés les fameux "chifas". 
De façon curieuse au Pérou peu de différences sont faites entre
  • Japonais, 
  • Chinois, 
  • Coréens etc. 
Tous sont surnommés "Chinos" (chinois). Même l'ex-président du Pérou (1990>2001) Alberto Fujimori d'origine japonaise était appelé avec tendresse pour certains ou moqueries dépréciatives pour d'autres "el Chino" (le chinois).

La vie des coolies est très dure, ils doivent rembourser le prix du voyages à des groupes asiatiques souvent de caractère  mafieux comme les célèbres triades. On ne badine pas avec les triades. Car si elles font mines d'être discrètes, soumises aux conquistadores et "blancs" d'une façon générale, elles sont impitoyables pour leurs ressortissants.

Les "coolies" sont peu appréciés par les autres populations locales indiennes et noires, car ces nouveaux arrivants travaillent pour un salaire de misère dans des horaires sans limite, en famille comme de véritables entreprises casseuses de marché, sans grève, sans réclamations. Ceux qui veulent, même respectueusement, s'y frotter disparaissent sans laisser de traces et nul d'ailleurs ne se soucie de les retrouver ou même de s'interroger sur leur sort. Ce sont des affaires de "chinos", ils le règleront entre eux. Pas besoin de police, les triades sont là, elles veillent à la productivité et sont adorées des "patrons". Ils n'essayent pas de se mélanger que ce soit avec les noirs, les indiens ou pire encore les blancs. Donc de ce point de vue les péruviens de pouvoir sont très satisfaits. Leurs contrats de base sont de 8 ans.
  • En 1854, malgré l'abolition de l'esclavage, ils continuent d'honnorer leurs engagements.
  • Et en 1874 date à laquelle le gouvernement termine l'opération destinée surtout à l'emploi des ouvrier pour les grands travaux d'Etat, on totalise plus de 100.000 immigrants chinois. 
  • En 1899, les propriétaires terriens font appel à la main d'oeuvre japonaise. Les conditions sont aussi assez dures, mais officiellement l'esclavage a été aboli depuis 55 ans déjà..
En avril 2005 les populations de Chine s'insurgent contre la publication au Japon d'ouvrages scolaires ayant l'aval officiel, réduisant, en leurs pages, les massacres perpétrés par les Japonais sur la population civile chinoise causant la mort de 150 à 300.000 personnes dans les années 1930-40, et les Chinois refusent l'entrée potentielle du japon avec un siège permanent au Conseil de Sécurité de l'ONU.

En Belgique le 2 juillet 1890, l'acte de Bruxelles, déterminera la répression du trafic d'esclaves en conclusion de la conférence anti-esclavagiste convoquée par le Roi Léopold II. Celui-ci tente de la sorte de légitimer son combat contre les razzias des chasseurs d'esclaves musulmans qui attaquent régulièrement les villages du Congo pour  en réduire les habitants à la condition d'esclaves et les vendre sur les marchés arabes. Les troupes "belges" du commandant Dannis s'attaqueront aux troupes des chasseurs d'esclaves et remporteront une victoire décisive. De cette façon Léopold II protège sa "propriété" , son grand jardin, sa main d'oeuvre, sa nouvelle entreprise : le "Congo" (puisqu'il s'en est arrogé la propriété après les expéditions de découverte et  qu'il donnera par voie testamentaire à la Belgique, pour obtenir des subventions d'Etat, pour financer le développement de début de cette entreprise.) 
Léopold II est un cas probablement unique dans l’histoire de l’humanité, il possède et gère, le Congo, une propriété privée plus de 76 fois plus grande que le territoire dont il est roi !
Il le cèdera par voie testamentaire à la Belgique, devenant alors le Congo Belge, contre un prêt conséquent pour financer les troupes, machineries et autres spécialistes qu’il juge nécessaire au développement de son entreprise. 

Pour mémoire, même si cela nous semble incroyable, mais des auteurs comme Adam Hochild dans son livre "Les fantômes du Roi Léopold. Un holocauste oublié" apparemment remarquablement documentés  (avec une biographies et des références en grand nombre) citent des chiffres abassourdissant sur un des génocides record dans l'histoire de l'inhumanité. Un massacre de 8 à 15 millions d'Africains! 

Dans les terres que la France s'est attribuée Outre-mer comme sur l'île de la Réunion, l'abolition de l'esclavage n'est introduite officiellement qu'en 1848;
Lors de la seconde guerre mondiale contre l’Allemagne, la France, la Belgique et d’autres utiliseront des troupes de conscrits du peuple noir. Ils sont parfaits, dévoués, rechignent peu à la tâche, et sont sacrifiables à merci. De la chair à canons et rien de plus, surtout rien de plus. Leurs actes héroïques ne devront pas figurer et être le moins visible possible. Les allemands font parmi les noirs de nombreux prisonniers civils, tant parmis les afro-allemands que lors des affrontements parmi les Belges, Français ou même Nord Américains de couleurs. Serge Bilé en fera la description dans « Noirs dans les Camps nazis ».

En 1998 et 1999, des dizaines de jeunes ont encore été libérés de l'esclavage ! Attaqués et emmenés de force par des groupes arabes, chasseurs d'esclaves, ils sont passés quelques années plus tôt de la liberté à l'enfer de l'esclavage à des milliers de kilomètres de chez eux. 

Confinés sur leurs territoires comme autant de mourroirs des millions d'Africains et autres anciens colonisés pourrissent de misère, de maladies, de famine, de manque d'eau potable, par la mise sur le marché de médicaments totalement hors d'atteinte de leurs possibilités financières, de guerres commandées par des intérêts pas toujours visibles et encore moins africains où l'on viole, torture, mutile, massacre sous l'indifférence de mondes qui s'émeuvent lorsque sur leur territoire on tient des propos politiquement "incorrect", des attouchements ou des propositions les condamnant avec sévérité, mais n'ont cure d'erradiquer, la misère, la faim, les crimes contre l'humanité et les génocides alors qu'ils en ont les moyens et qu'ils ne sont peut-être pas toujours sans aucune responsabilité dans ces situations.

Enfin en Europe, Allemagne, Belgique, France, Pays-Bas et autres
Il existe toujours, la traite des immigrés clandestins, qui traverseront ces pays et d'autres dans des conditions épouvantables (pour lesquelles ils auront souvent tout vendu, auront emprunté à leurs familles, aux amis, aux banques, aux usuriers, pour pouvoir payer les véritables fortunes qui leur seront exigées) et se retrouveront dans des ateliers clandestins dans la confection, la construction et/ou dans des circuits de prostitution. L'esclavage et l'abjection  ne sont pas erradiqués au troisième millénaire !

S'il fallait aujourd'hui que les nations esclavagistes et qui ont pillés les ressources humaines (et/ou provoqués des génocides) et autres (or, argent, cuivre, diamants, émeraudes, rubis, coltan, phosphates, caoutchouc, bois et forêts, plantes médicinales, épices, pétrole, gaz et produits dérivés etc) d'Afrique ou des Amériques remboursent et indemnisent les populations spolliées, utilisées comme poubelles planétaires sur les plans pharmaceutiques, chimiques et autres.
La carte économique du monde seraient irrémédiablement renversée, l'Europe et les Etats-Unis se retrouveraient plus pauvres que le plus pauvre pays actuel de la planète et endettés jusqu'à la fin des temps.
Quelques puissances se disputent le monde. Une guerre froide où tous les coups sont permis mais où surtout ce sont les pays, populations et richesses convoitées qui font les frais de leurs appétits.L’Afrique, elle est déchirée, mise en lambeaux par l’Allemagne, le Portugal, l’Italie, les Britaniques, les Pays-Bas, la Belgique, les Russes, les Etats-Unis, le Liban, etc.A un gouvernement d’une orientation politique ou de certains appuis, correspondra presque systématiquement une opposition soutenue financièrement, militairement ou par des coups tordus par la fraction opposée. Etats-Unis / Unions Soviétique – Russie. Puis par les services secrets pour la justification même de leurs existences CIA, NSA, KGB, FSB, lors de la guerre froide puis la création de nouveaux fronts :

  1. la drogue d’abord, puis des gouvernements taxés de « bandits » comme la Libye, par les administrations des plus puissances économiques et militaires  depuis un 11septembre (qui n’a pas révélé encore tous ses secrets) parallèlement mais sur une plus grande échelle 
  2. le terrorisme international et les axes qualifiés du « mal » par l’administration, 
  3. la menace nucléaire (parfois fantôme) de pays tels que l’Irak, l’Iran, la Corée du Nord, etc.·    
Des nations esclaves aujourd'hui et une montée ségrégationiste sur un vaste espace planétaire.
  1. Montée des partis facistes et autres xénophobes, 
  2.  champs libre à des situations d’insécurité pour inciter les populations riches à opter pour des positions de rejets et de demande de radicalisation des protectionismes internes et de la fermeture de frontières en « blocs ».
  3. Difficultés économiques de populations locales qui accusent les populations immigrées d'en être la cause.
Esclaviser par un programme en 5 phases au moins.
  1. Pillage des ressources naturelles, or, diamants, uranium, cuivre, coltan, bois, etc.
  2. Alimentation des divisions internes, promotion larvées, des dissentions, voire de guerres civiles et confrontations entre pays voisins, inter-ethniques et autres. Trafics d'armes parralèles pour alimenter les effets dévastateurs de ces conflits.
  3. "Aide" financière exclusivement sous forme de prêts pour accentuer le poids de leurs dettes les fragilités et les dépendances qui en découlent. 
  4. Refus de règles commerciales équitatives entre pays riches et pays pauvres et dans les deux sens. Car de nombreux pays n'ont pas tant besoin d'aide financière qui les « esclaviseront » (néologisme oui, mais clair, non?), les écraseront chaque fois plus sur le poids d'une dette dont les modalités de remboursements, les intérêts, les engagements impliquant leurs politiques internationales et surtout intérieures (et des annexes de privilèges, mains mises des préteurs), que de l'application simple du respect de règles commerciales identiques pour tous.  Comment peuvent rivaliser des producteurs africains ou Sud-américains, devant des produit subventionner à coups de milliards de dollars américains ou d’Euro quant eux-même ne peuvent appliquer la plus petite protection de leur économie face à l’arrivée de ces produits subventionnés largement. 
  5. Maintient de maladies notamment comme poubelles des médicaments et autres produits interdits ailleurs pour des populations qui elles n’ont pas le choix et par le maintient de coûts asphyxiants pour les populations qui en dépendent pour survivre. Ce qui est le cas pour les trithérapies contre le sida qui dépeuple massivement l'Afrique. Tout en équilibrant un nombre de survivants dans une proportion déterminée par ceux qui considère avoir le droit de déterminer qui en dehors de leurs propres familles et populations peuvent continuer de vivre ou non et avoir accès a une stabilité économique ou pas.
  6. L’aide alimentaire surabondante en produits particulierement choisis, cette Aide alimentaire internationale et surtout Nord américaine, est devenue un gigantesque « business » qui, tout en se donnant une superbe image de bienfaiteurs, détruit massivement les capacités des populations touchées par la fin, la marginalisation, les catastrophes naturelles, l’acculturation en détruisant aussi leurs productions et leurs entreprises et productions en distribuant dans des quantités invraisemblables des produits alimentaires gratuitement là où une infrastructure locale survit avec peine. Car si elle intervient dans les moments de réels besoins (souvent alors tardivement) elle la poursuit  avec obstination lorsqu’elle n’est plus nécessaire, voire nuisible.  Car nul ne peut évidemment concurrencer le GRATUIT et surtout pas les productions locales. Alors face à cette concurrence déloyale des SURPLUS de production (pas d’inquiétude il n’y a ici aucun sacrifice, mais bien un négoce juteux !), ces entreprises locales font faillite et la dépendance alimentaire et économique devient TOTALE ! Une autre façon moderne de rendre des peuples dépendant, esclaves d’autres plus nantis.
Il faut savoir que la déportation pour esclavage a marqué entre 40 et 80 millions d'Africains, l'entreprise du roi Léopold II 8 à 15 millions de morts, le génocide au Rwanda 1 millions de morts en cent jours, le sida des millions de morts, sans compter des crises comme celle d'Ebola, le Darfour, les combats indépendantistes, les soldats africains décédés dans des guerres qui ne les concernaient pas comme les deux premières guerres mondiales, etc. Sans risque de la plus petite exagération nous pouvons estimer à plus de 100 millions les Africains déportés et/ou décédés pour une des raisons mentionnées.

A l'heure ou des descendants de victimes de ce crime contre l'humanité qu'est l'esclavage commencent à parler de réparation, des ouvrages apparaissent des émissions de télévision se diffuse. En 2005 même des émissions comme  Bibliothèque Médicis de par Jean-Pierre Elkabbach, avec le concours de Monique Canto-Sperber, directrice de recherches au CNRS et professeur à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales disserte du thème affirmant mettre plus en lumière les éléments permettant de réévaluer ce qu'était l'esclavage, qui en étaient les acteurs, quelles en étaient les motivations, quelles en étaient les conséquences économiques, humaines, sociales, comerciales etc.
 Mais, cette volonté d'objectivité est peut-être plus "Médicis" qu'objective, puisque dans l'émission ne seront présent AUCUN africain, aucun noir, pas d'asiatique dont on mentionnera aussi la mise en esclavage, pas de représentation musulmane ou d'Afrique du Nord accusés par quelques auteurs invités (dont on fait au passage la promotion des ouvrages sur le thème) d'être à la base de cet esclavage et  comme des noirs eux-mêmes d'êtres ceux qui capturent, sélectionnent et offrent sur le marché les esclaves. 
Monique Canto-Sperber laisse même entendre que l'esclavage ne fut en fin de compte pas rentable (faut-il sous entendre "donc pas lieu d'indemniser qui que ce soit?"), le seul dans cette émission à avoir adopté une position physique et morale droite fut le remarquable Jean Erhard qui refusa de noyer le poisson. La conclusion (qui ne fut pas de lui) "Il est clair qu'il faut balayer devant sa porte mais pour autant que "les autres" en fasse autant" pourtant participa à le faire. Conscient ou non ce genre d'affirmation, certes pas fausse, participe à la banalisation, la déresponsabilisation. Equivaut à dire "tout peuple, tout être exploité, humilié, brimé, martirisé, mis en esclavage, massacré même est, au moins en partie, responsable de son sort, au même titre que ses voisins et pas beaucoup plus que les tortionnaires, négriers ou esclavagistes, les Etats bandits (même si c'est pour une durée limitée dans le temps), les génocidaires. ". Faut-il comprendre "Vae victis"? Reste-t-il un vomitorium? 

Des nations esclaves aujourd'hui.
Enfin de nombreux pays n'ont pas tant besoin d'aide financière qui les "esclaviseront" (néologisme oui, mais clair, non?), les écraseront chaque fois plus sur le poids d'une dette dont les modalités de remboursements, les intérêts, les engagements impliquants leurs politiques internationales et surtout interieures (et des annexes de privilèges, mains mises des préteurs), que de l'application simple du respect de règles commerciales identiques pour tous.  Que les Multinationales et grandes industries privées, d'Etat ou mixtes soient toujours contraintes REELLEMENT de respecter l'environnement dans leurs pays ou dans n'importe quel pays de la planète, de respecter les règles du jeu, les plus petits et les économies et populations.
Que les hommes politiques soient toujours tenus de respecter les plus grands nombres et les plus défavorisés, ne se laissent acheter ni personnellement ni à travers leurs partis, ni à travers les lobbys de ceux qui finances leurs campagnes ou leurs carrières. S'ils étaient tenus de respecter en premier toutes les lois qu'ils édictent, ne pouvaient plus bénéficier d'immunité, étaient  responsabilisés solidairement des actions qu'ils entament, des frais, investissements qu'ils engagent au nom des populations, d'une commune, d'une province, d'un pays ou d'un ensemble de nations.

Le travail des enfants
Si encore actuellement les travaux lourds ou astreignants sont un calvaire pour nombre d'enfants qui ne connaîtront pas l'enfance de jeux, de jouets et d'insouciance apparente de nombreux enfants des pays riches. Il n'en est pas moins vrai que l'argent même maigre récolté par le travail de ces enfants est souvent le seul gage pour eux-mêmes  et leurs familles de SURVIE!
S'il est important pour ces enfants de se développer dans les meilleures conditions possibles. Rappelons nous que ces meilleures conditions doivent impérativement avoir pour base l'assurance:

  • d'une nourriture équilibrée en suffisance
  • d'un toit
  • et bien entendu d'une famille qui s'en sort ou à qui ont a donné les moyens et des conditions équitables de s'en sortir
  • Pour leur donner une égalité de chance dans la vie comparée à celles de ceux qui vivent autrement "le partage" des ressources.


Enfin on parle d'un devoir de mémoire, de vérité, de réconciliation et de pardon. Autrement dit, maintenant oui on pourrait lever une partie du voile car les hommes et nations impliqués seraient assurés d'avance de l'impunité!
Mais, ne dit-on pas que les crimes contre l'humanité, les génocides sont imprescriptibles? Pourquoi devraient-ils l'être dans ce cas de figure?
Parce qu'il y a encore des Etats suffisamment puissant pour se faire juges et parties? Est-ce juste? Ne faut-il pas de toute façon qu'il y ait REPARATION ?

Pour ceux qui ont du mal à imaginer cette époque, outre les sources historiques que l'on peut trouver dans les bibliothèques tels que ·   

  • "Les fantômes du Roi Léopold Un holocauste oublié",  de Adan Hochschild·    
  • « La férocité blanche des non-blancs aux non-aryens, génocides occultés de 1492 à nos jours » de Rosa Amélia Plumelle-Uribe,  ·   
  •  «  Noirs dans les camps nazis » de Serge Bilén déjà mentionnés, ·    
  • « Los mecanismos del comercio negrero » de German Peralta Rivera·    
  • “Breve historia de los Negros del Peru” de Jose Antonio del Busto Duthurburu·    
  • “El Negro en el Cusco” de Jean-Pierre Tardieu·    
  • “Estrategias de vida de los inmigrantes asiaticos en el Peru” de Chikako Yamawaki


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